1803 - 1814

Le lecteur d'aujourd'hui peut légitimement s'interroger sur la justification des dates extrêmes de la seconde partie de cette bibliographie, et un tel découpage chronologique. Nous avons essayé de montrer dans la partie précédente que la date de 1803 pouvait constituer un bon point de départ du XIXe siècle saisi sous l'aspect de l'histoire de la langue. La réédition de la Grammaire de Port-Royal, précédée du travail de Petitot, montre l'emprise de la grammaire générale, et en même temps l'esquisse d'une orientation historique nouvelle. Quant à la date de 1814, elle nous paraît coïncider avec la fin d'une époque de latences sociologiques qui, brutalement ponctuée par l'éclat de la chute de l'Empire, autorise peu à peu la bourgeoisie à contourner l'aristocratie en affirmant son éthique et son esthétique résolument modernes. "Romantique" sera alors la désignation qui permettra de conjoindre l'évocation vaporeuse des fastes du passé aux charmes plus concrets des bénéfices tirés de l'industrialisation, qui réveillera en chaque Dupuis ou Cotonet le Troubadour assoupi et transformera Margot la ravaudeuse en Madame de Morsauf Ce qui ne va pas, naturellement sans modifier la langue, dans sa pratique et dans les théories qu'on peut en dresser.

Sur la période de douze années qui nous intéresse présentement, nous avons pu recenser 161 ouvrages répondant aux critères énoncés plus haut; ce qui représente une moyenne de 13 nouveautés (ou publications assimilées) par an. Certaines années s'écartent sensiblement de ce chiffre, par défaut: 1804 (9), 1809 (8), 1811 (6), 1812 (id.); tandis que d'autres le font par excès: 1803 (16), 1807 (22), 1813 (24). Il serait intéressant d'établir une corrélation entre ces chiffres, leurs variations, et des phénomènes socio-historiques: problèmes de l'imprimerie et de l'édition, état de l'enseignement, événements politiques, économiques, etc. Ce que nous n'avons ni le temps, ni la compétence de faire en profondeur, malgré une interdisciplinarité particulièrement souhaitable dans notre domaine de recherches.

Un bref commentaire des caractéristiques de la publication grammaticale de ces années s'impose avec d'autant plus de nécessité qu'on a généralement sur ce champ d'enquêtes une opinion toute faite, héritée de Brunot ou de ses rares successeurs, et même entérinée par des historiens modernes : tout y est piètre, grevé d'erreurs et de naïvetés ou de bouffissure métaphysique. Beaucoup de choses y sont effectivement démarquage, mais la réalité est plus complexe que ces jugements. Il demeure toujours difficile d'appréhender le degré d'originalité d'une conceptualisation linguistique dans un champ épistémique qui se caractérise avant tout par les caractères labile de ses frontières, et réflexif de sa compréhension.

La rubrique Essai généraux voit assez peu d'ouvrages se consacrer à l'élaboration d'une théorie nouvelle; preuve que l'emprise de la grammaire générale est bien réelle et totale. Toutefois, lorsqu'il s'en publie, ces textes s'écartent nettement de l'orthodoxie du dogme, soit en se lançant présomptueusement dans une théorie des langages (n 110, 135), soit en limitant leurs ambitions à un approfondissement historique (n 157), ou dialectologique (n 176), qui conduit à susciter des recherches sur la correspondance des langues (n 188), et l'intégration de ces dernières, sinon à de véritables types) au sens contemporain de ce terme, du moins à des familles (critère épistémologique bien connu alors) régies par lois de généalogie (n 134). Une tentative prématurée d'histoire de la langue française (n 195) s'explique assez bien dans ce contexte culturel où la grammaire générale, développée tout au long du XVIIIe siècle et amplifiée dans toutes ses implications, permet apparemment de maîtriser le domaine plus large des systèmes de communications par signes, et celui plus restreint de la langue, instrument d'expression de la pensée, et image d'une société. Il semble être alors temps, en effet, de raisonner sur l'évolution du français, ne serait-ce que pour le mieux figer en son présent. Mais il manque à ce désir de connaissance l'assise d'enquêtes précises et la liberté d'analyse que fournit seule une conception socio-linguistique de l'évolution historique.

La rubrique Dictionnaires permet de prendre acte du sentiment assez général de dégénérescence et de corruption que l'on plaque volontiers à cette époque sur la langue française (n 104). Ce qui incline à la recherche d'une pureté et d'une précision perdues au travers de dictionnaires étymologiques (n 72, 95, 167, 170), qui retrempent les lecteurs aux sources antiques (n 196). Ce qui conduit également à flatter le sens de la discrimination sémantique dans le but de préciser les valeurs du vocabulaire après les abus de la néologie, et donc à travailler sur les synonymes (n 196). Parallèlement, mais en sens inverse, l'intention de stigmatiser les plus évidents défauts des patois qui refusent de se laisser réduire au centralisme français et parisien (n 140, 205), et des locuteurs qui révèlent leur basse extrace dans leurs discours (n 139, 206), conduit à poursuivre la production des cacologies bien aimées du siècle passé, tandis que l'histoire naissante, dès l'abord, tente de circonscrire l'évolution de la langue française dans les transformations de son vocabulaire (n 157, 229).

La rubrique Manuels de grammaire montre que cette production, au-delà de la perpétuation des Élémens de Lhomond (n 109, 190, 209, 216), est partagée entre l'affirmation triomphante de la grammaire générale (n 121, 141, 160, 199, etc.), et les timides tentatives de la grammaire pratique (n 148, 152, 182, etc.). Mais à côté de ces deux tendances qui se sont toujours partagé le domaine linguistique, apparaissent des formes d'ouvrages moins communes: grammaires par jeu (n. 86, 87, 186, 219), ou, selon un modèle ancien (déjà exploité par la rhétorique latine ! ), par demandes et réponses (n 212), voire artistement présentées sous les dehors du vaudeville (n 119)...

Que ce soit sous les espèces de la théorie, ou sous celles de la pratique, on notera avec intérêt l'effort sensible de diffusion de ces ouvrages vers la jeunesse et les étrangers (n 97, 100, 114, 117, 122, 174, 182, 184, 208, 220), clients potentiels dont il importe de combler les lacunes grammaticales, et même vers les dames et les demoiselles, qui avaient jusqu'alors peu accès à une éducation de qualité (n 101, 118, 129, 185), auxquelles, il est vrai, on dissimule l'aridité de l'étude sous des dehors plaisants (Cf. supra n 119).

Enfin, en ces années où la stature sociale de l'individu commence à s'évaluer en fonction de l'étendue et de la profondeur de ses connaissances, il est compréhensible de voir paraître des livres destinés à pallier l'absence d'un maître (n 98, 99, 150), qu'utilisera l'autodidacte ambitieux allant à l'assaut des postes de l'administration ... sous-préfectorale! Cette situation complexe, et bouillonnante des désirs du peuple, rend compte du succès immédiat et prolongé obtenu par les ouvrages qui, dans ce domaine de la grammaire, visent à une exhaustivité rassurante, et, mettant les raffinements de la théorie entre parenthèses, donnent des solutions (pas toujours éclairantes, hélas !, mais réponses néanmoins...) au questionnement grammatical contemporain (n 142, et surtout 191). Cette Grammaire des Grammaires(5) comme on le remarquera, bénéficie aussitôt d'une double diffusion. Nous ne compterons pas ses rééditions officielles, en France, frauduleuses, en Belgique.

Si l'on s'attache au contenu typique de ces ouvrages, l'essentiel de leur visée est une norme parisienne, ou francilienne, bourgeoise, à laquelle, pour l'anoblir, on assigne une origine lointaine au XVIIe siècle par le détour des meilleurs écrivains du siècle classique, et que l'on applique sans nuances aux différentes questions cruciales du champ linguistique. L'orthographe voit rapidement grandir son prestige, car elle est un instrument bien commode de sélection sociale en ce qu'elle permet de jauger de l'extérieur les connaissances de l'individu; elle est donc spécialement abordée en préliminaire à des études plus sérieuses (n. 88, 96, 114, 116, 117, 152, 173); il en va de même de la prononciation de la lecture, révélateurs fidèles des origines (n 124, 163, 165, etc.). Mais, assurément, lorsque le projet final n'est pas celui d'une grammaire globale, la morphologie particulière et générale des verbes (n 99, 214, 218, etc.), et plus spécialement, la question des participes (n 145, 146, 182, 183, 237, etc.), retiennent l'attention au premier chef. Il faut voir en cela un souci corrélé au désir d'orthographie. Enfin, comme un fourre-tout bien pratique aux grammatistes, une catégorie de textes s'intéresse à la solution des diverses difficultés de la langue française (n 149, 162, 172)(6). A défaut de trouver en eux le relèvement victorieux de ce défi, on lira dans leur prétention la marque allusive de l'appropriation du langage reconnu par une certaine classe de la société, et l'effroi qu'elle suscite auprès de ceux qui se sentent près d'être dépossédés du droit pourtant imprescriptible de la parole.

A côté de ce clivage que le siècle ne cessera de rendre toujours plus net, la rubrique Rhétorique peut paraître d'une gratuité révoltante. Le fait est, pourtant, qu'alors que la langue devient le discriminant social le plus diacritique et radical, la rhétorique, comme discipline d'antique tradition et d'implantation ancienne dans les cursus d'étude, se voit l'objet d'une mutation très significative: "nouvelle", à la suite de J.-V. Le Clerc, elle récuse les cadres et les fondements de la théorie classique, dont on peut considérer Fontanier comme l'ultime représentant. Bien d'autres noms pourraient à meilleur titre être allégués, car Fontanier achève une tradition. Andrieux, Ordinaire, etc... jusqu'à Pierrot-Deseilligny, le maître de Baudelaire. Nous sommes là en ces années où la rhétoricité fondamentale du langage commence à être intuitivement dégagée.

Ainsi, bien que grammairiens et lexicographes aient tous perçu la nécessité de définir une langue plus efficace, toute une part de la production métalinguistique continue à perpétuer les modèles esthétiques et fonctionnels du passé, dans une quasi totale indifférence à l'aspect "pragmatique" réel du langage. C'est ainsi que la prosodie de l'abbé d'Olivet (n 132), ou l'éloquence de Batteux (n 226) continuent à être diffusées sur le marché comme des modèles. Et que la versification latine, ou la grecque, comme nous avons pu le montrer ailleurs, peuvent servir à maîtriser la française (n 155). Enfin, il n'est pas sans intérêt de relever, une fois encore, l'amalgame "classique" de l'esthétique et de l'éthique, qui conditionne fondamentalement la pratique linguistique de la littérature et des gens de lettres, et qui se transmet par l'enseignement même (n 187).

En-deçà de 1803, la tranche chronologique que nous étudions aujourd'hui plonge ses racines idéologiques dans un passé d'ordre et de raisons; au-delà de 1814, elle laisse pressentir un avenir trouble que la "science" grammaticale, historiciste et positiviste, neutralisera dans ses conséquences extrêmes, en occultant l'importance du corps social et de la créativité des sujets parlants au regard des conceptions du petit-nombre des théoriciens. Telle qu'elle, dans ses contradictions et ses tensions, elle exprime le malaise des transitions, et l'attachement irraisonné aux traditions de toute société sur le point de mourir, qui s'interroge sur le langage et sur sa langue. D'où procède tout l'intérêt de son étude.

* * *

1803

A/. Essais et ouvrages théoriques ou généraux :

Cf. infra n 82

B/. Dictionnaires et vocabulaires :

77. Dictionnaire étymologique des mots français dérivés du Grec, et usités principalement dans les sciences, les lettres et les arts par J.-B. Morin -- enrichi de notes par M. d'Ansse de Villoison et revu en l'absence de l'auteur, par M . de Wailly. In 8 , Paris, Warrée, Quai des Augustins.

78. Dictionnaire portatif de la langue française, extrait du Grand Dictionnaire de P. Richelet, corrigé et augmenté par M. de Wailly. Nouvelle édition, in-8, Rouen, Vve Filerre Dumesnil.

79. Nouveau vocabulaire français, par MM. de Wailly, membre de l'institut National, et de Wailly, Chef de l'enseignement au Prytanée de Paris, in-8 , Paris, Rémont éd.

80. Dictionnaire universel de la langue française, avec le latin, et manuel d'orthographe et de néologie, extrait comparatif des dictionnaires publiés jusqu'à ce jour, ouvrage classique pouvant tenir lieu pour l'usage habituel de tous les dictionnaires, par P.-C.-V. Boiste (sic), Homme de lettres imprimeur; 2 vol. in-8 oblong, de près de 1300 pages, Paris, chez l'auteur.

C/. Ouvrages de grammaire générale, française ou comparée :

81. Grammaire Philosophique ou la Métaphysique, la Logique, la Grammaire, réunies en un seul corps de doctrine, par Dieudonné Thiébault, professeur aux Écoles Centrales de Paris; 2 vol. in 8, Paris, Courcier éd.

82. Grammaire générale et Raisonnée de Port Royal, par Arnaud et Lancelot, précédée d'un Essai sur l'origine et les progrès de la langue française, par M. Petitot, et suivie du Commentaire de M. Duclos, auquel on a ajouté des notes; in-8, Paris, Perlet éd.

"Ce qui en augmente considérablement le mérite, c'est l'Essai de M. Petitot, qui forme la moitié de ce volume".(JLF p. 289)

83. Grammaire raisonnée, ou Cours théorique et pratique de la langue française, suivie d'un cours pratique de cacographie et de cacologie, par J. E. J. Boinvilliers; gros volume in-12, de plus de 700 pages, Beauvais, Desjardins, librairie-imprimeur.

84. Grammaire raisonnée ou cours théorique et pratique de la langue française, à l'usage des personnes qui veulent apprendre et mettre en pratique non seulement les règles avancées depuis long-tems par les plus habiles grammairiens, mais encore des règles tout-à-fait (sic) neuves ou peu connues, par J. F. Boinvilliers; deux parties, la première sous le titre de Orthologie et Orthographe; la seconde sous le titre de Cacographie et Cacologie (cours pratique); avec les corrigés: in-8, Paris, Hocquart, Deseuvre éd.

85. Grammaire française d'après les Principes de Condillac, Dumarsais, Duclos, d'Olivet, etc. renfermant outre un développement étendu sur chaque partie du discours, les principes de l'analyse et l'explication des différentes propositions, ainsi qu'un abrégé des règles de la poésie, par Delpierre du Tremblay; in-12. Paris, Deseuvre éd.

86. Jeu analytique grammatical, in-8, Paris, Picart et Laurent aîné éd.

"Avec cet ouvrage on peut apprendre la langue française et l'orthographe par principes raisonnés, en moins de trois mois; il peut donc servir aux personnes de tous âges qui ne peuvent pas employer beaucoup de tems à l'étude; il convient aussi aux enfans, même les plus jeunes; il est divisé par leçons, avec la demande de l'instituteur et la réponse de l'élève. Il contient l'explication de chaque lettre de l'alphabet et des notes en particulier; une infinité de phrases analysées tant naturelles que fausses, la concordance des tems des verbes, et la décomposition du participe-passé, comme on ne l'a pas encore trouvée" (JLF p. 124)

87. Leçons de grammaire ou exercices analytiques sur la grammaire proprement dite et l'orthographe, présentées sous la forme d'un jeu, par L. Gaultier, 4e éd., revue, corrigée et augmentée, formant le 1/9 du Cours complet de jeux instructifs, in-18, Paris, chez l'auteur.

88. Méthode simple et facile pour apprendre à distinguer sur le champ, par les sons, quelle est l'orthographe de la terminaison de chaque personne des verbes irréguliers ou réguliers des quatre conjugaisons, par L.-M. Morin, ex. professeur de langue française au Louvre. Tableau; grand in-folio, Paris, Gérard, Vve Nyon éd., ou chez l'auteur, rue de Sèvres, n 64.

89. La grammaire notée, ou les parties du discours démontrées par des règles analytiques qui ne laissent aucun doute sur le principe, la syntaxe et l'orthographe des participes français, suivie de remarques sur l'enseignement grammatical et l'orthographe de Voltaire, par X.-F. Fréville; in-12, Paris, Vve Couderc éd.

90. Syntaxe française ou Nouvelle grammaire simplifiée; nouvelle édition revue, corrigée et augmentée d'un traité de versification par l'abbé Fabre. In-12, Paris, Deseuvre éd.

91. L'alphabet raisonné ou explication de quelques figures des lettres, par M. l'abbé Moussard; 2 vol., in-8, de l'imprimerie de Crapelet-Maradan, Paris.

"Dans la première partie, l'auteur examine d'abord en quoi consiste la perfection de l'alphabet; puis il dissèque, pour ainsi dire, les cinq voyelles simples pour en expliquer l'usage, et il termine cette première partie par l'explication de la voyelle surnuméraire que nous nommons i grec, et par des réflexions sur les voyelles en général.

Dans la seconde partie, infiniment plus développée que la première, la discussion est consacrée: 1) à l'exposition des caractères distincts des voyelles et des consonnes, 2) à l'exposition des voyelles labiales, linguales, palatales, siflantes (sic) chuintantes et gutturales. De cette explication, on passe à celle des voyelles composées, qu'il distingue en voyelles nazales et couplées (sic).

Dans la troisième partie, l'auteur a jeté des remarques et des réflexions très profondes sur l'alphabet en général, sur quelques lettres en particulier, et sur différents points de grammaire, de littérature et d'histoire relatifs aux lettres". (JLF p. 332)

92. Le Jardin des racines grecques, mis en vers français par J. B. Gail, professeur de littérature grecque au Collège de France; in-12, Paris, Lenormand éd. et chez l'auteur.

93. Principes raisonnés sur l'art de lire à haute voix, suivis de leur application particulière à la lecture des ouvrages d éloquence, et de Poésie, ouvrage utile à tous ceux qui se destinent à parler en public, par L. Dubroca; in-8 Paris, Delaunay et Johanneau éd., et chez l'auteur, rue Saint-Hyacinthe-Saint-Honoré, n 2.

"L'objet de toute lecture quelconque est de transmettre à un auditeur ou à plusieurs, des idées sur lesquelles ils ne sont pas le plus souvent préparés; des faits qui leur sont étrangers, ou des sentiments qui n'existent pas dans leur coeur et auxquels, cependant, on veut leur faire prendre part. Tantôt, c'est le récit d'un événement qu'il s'agit de leur communiquer pour les intéresser à la destinée de tel ou tel héros, de tel ou tel peuple; tantôt, ce sont des affections qu'il faut réveiller dans leur âme; tantôt, c'est leur raison qu'il s'agit d'éclairer ou de convaincre; tantôt enfin, c'est un objet d'amusement, de plaisir ou de distraction que l'on veut leur proposer. Il n'est pas une lecture qui puisse échapper à ces diverses suppositions: l'homme qui lit et qui oublie qu'il a un de ces objets à remplir, est une machine à sons et à mots, plus digne de figurer à côté d'un automate qu'au milieu d'êtres intelligens."

[
Suite] – [Table]


Notes

5 Précisément étudiée par J.-P. Seguin dans une des séances du Projet Linguistique du Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques de l'Université Blaise Pascal,dans une perspective plus rigoureuse que celle suivie naguère par Jesse Levitt (1968)

6 On pourra d'ailleurs consulter, à cet égard, l'instructif article de J.-P.Colin: "Les dictionnaires correctifs", in Wörterbuch... Encyclopédie de lexicographie, p.p. F. J. Hausmann et alii, W.de Gruyter, Berlin, New York, 1990, tome premier, pp.1210-1217.